Un poulet avec la crête de travers, une autruche en pleine course, un flamand rose en danseuse, des zoziaux de toutes sortes, mais aussi des épaves d’animaux préhistoriques, avec des floraisons de vertèbres pour allumer de leur néon blafard jusqu’aux plus hauts étages, voilà ce que j’ai trouvé de Bonom sur les pignons des immeubles parisiens quand, profitant d’une ouverture dans le béton, je stoppais m’éponger le front dans un coin de ciel bleu ou apaiser le feu collé à mes semelles.
Ce jour-là, j’eus la chance de croiser le flamand rose jouant les funambules sur une patte. Je n’ai pas beaucoup d’estime pour ces zoziaux qui sont rien que de gros dégueulasses. Je sais ce que je dis, j’ en ai vu des millions de cette espèce surnager dans leurs fientes sur le lac Bogoria en répandant une odeur pestilentielle, sous l’oeil torve de grands singes affamés. Mais celui-là, je lui ouvre les portes de mon panthéon mobile pour toute la grâce qu’il met à faire baisser la nuque des pigeons parisiens. On dirait des nains à côté, hein ! Vous trouvez aussi ?
Quelques liens
Dans mes zoreilles : Bertrand Burgalat – Broder Kung



0 Réponses à “Flamand rose de Bonom”