Ascenseur

6 juin 2008

Je revenais des profondeurs d’un grand magasin, une apnée qui me fout toujours des boutons, et j’avais entamé l’ascension de mes six étages, pédalant avec les oreilles depuis le troisième avec mes deux sacs de victuailles dont même un cochon ne voudrait pas sur son porte-bagages. Je me voyais déjà affalé sur le canapé à boulotter une ou deux tablettes en regardant tomber la pluie à seaux et les éclairs zozoter entre ciel et terre, les yeux dans ceux de ma voisine qui fait le dos rond sous son gros bulbe vert et qui n’est jamais plus jolie qu’en ces moments-là.

Ma voisine, sous la pluie par une nuit d'orage

Quand soudain, un bruit sourd et répété coupa net mon effort. On martelait la porte de l’ascenseur. Je suis un gars civil, je m’approche et m’enquiert dans un slovaque presque parfait de la situation. Monsieur Clémentine me répondit d’une voix qui se voulait neutre qu’on le sorte de cette pétaudière, avant de m’affirmer sur un ton nettement plus péremptoire que certains feraient bien de faire le voyage de l’ORL.

Vous me connaissez, je suis un réactif, je commence par secouer cette foutue lourde qui ne veut rien entendre, jamais vu une porte s’ouvrir d’elle même, puis j’entreprends de farfouiller dans le tableau électrique. La mécanique du hasard fut dans notre camp pour cette fois. Le vieil ascenseur Schindler repartit en grinçant avec Monsieur Clémentine qui me beugla un merci sonore.

Je souris en reprenant mes sacs. Bon voyage Monsieur Clémentine !

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2 Reponses à “Ascenseur”

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  1. 1

    ArthurNo Gravatar

    Fallait nous appeler.
    Cordialement, Pierre Roux et Anatole Combaluzier

  2. 2

    pimpinNo Gravatar

    Ce que vous pouvez être courtois, vous alors ! Merci les gars ! Z’êtes épastrouillants !

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