Torero

18 avril 2007

Où Pimpin apporte la preuve que l’expérience, c’est pas rien !

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Allez, foin de mystères. J’ai retrouvé, entre deux oreilles momifiées et une queue de vachette en cendres, cette vieille photo où vous me voyez en habits de lumière lors de mes premières campagnes. Je vous rassure : non, ce n’est pas la défroque traditionnelle du pêcheur de sardines ou de morues, car figurez-vous que j’ai un peu de sang hispanique qui coule en mes veines de kakou, souvenirs de sièges stériles et répétés de ma ville native, qui fut si longtemps l’objet de chicanes entre les nations.
J’étais alors plutôt beau garçon, les bacchantes me donnaient ce brin de style et d’élégance seul capable de déchaîner les passions dans des arènes vides à faire pleurer les bookmakers. Hélas, je ne pus affoler les aficionados bien longtemps, en raison d’une perruque mal ajustée qui me desservit, et cause de mes revers les plus sévères, m’amena à renoncer précosement à une carrière prometteuse puis à préférer la conversation avec les aurochs des antipodes. La vie n’est pas un simple plateau de fruits de mer ! :-(

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