Permis de voler
Si ça vaut pas une coupette, je me fais chartreux ! Léon a eu sa ficelle !
Je vous en parlais hier, histoire de mieux préparer les incrédules et faire taire les mécréants. Mon ami léon, après de fortes pressions paternelles qui mirent un terme brutal à ses facéties, a enfin obtenu son permis de voler ! Non, non pas que les frites… de voler tout court ! L’heureux évènement s’étant produit un peu contre toute attente, restons objectif , on comprend mieux le tonnerre d’applaudissements et le concert de louanges qui suivirent. Ce fut une divine surprise pour tout le monde.
Ainsi, les rosiers du jardin, où l’exultation atteignit son paroxysme, ont littéralement explosé de joie et je ne vous parle même pas du soulagement des parents ! C’est qu’il en faut du biscuit pour nourrir un animal pareil. On dit même que Tristeotoute, qui ne mangeait plus guère qu’une demie-pomme acide par jour d’un air absent, écrasa une larme furtive sur sa joue blanchie par le travail et le souci !
Vous pensez si ça a été immortalisé. Vous le voyez ici en plein examen -vol dirigé, ça c’est coton !- et Jarnibleu, je crois qu’on peut accorder quelques crédits aux dires de certains observateurs et autres témoins oculaires parlant d’une conduite frisant de deux doigts le pur prodige. Bref, Léon serait devenu le Mozart du manche à balai !
Autant vous dire que la nouvelle a fait si grand bruit outre-Danube qu’elle a été aussitôt placardée sur un volet de Bratislava. Ce petit ira loin. Allez hop ! au service militaire ! Dans l’aéronavale évidemment, pour pas perdre le fil, parce que vous connaissez Léon, ne songe qu’à jouer l’animal. Suffit qu’il croise un papillon pour partir en vrille. Histoire à suivre…







