Détails de la couvée
Deux clichés, en ce frais vendredi 13 octobre, pour les détails de la couvée qui suit le vélo de Jace.


Pour le plaisir des yeux, deux clichés pour voir en détails, les petits skaters aux étranges oreilles de lapin de la couvée. En facade, sur leur rideau de fer, ils accompagnaient le vélo de jace. Rouge sur fond noir, ils ont une bien fière allure !
Comme je me sens d’humeur morose et peu enclin au badinage, l’équipe du Ludion étant décimée par les emmiellements les plus divers, je vous livre cette poésie de Léon Deubel qui a eu la bonne idée de se suicider en 1913. S’est évité bien des soucis, sûr ! Pendant que le Titanic coulait comme un plomb, il se jetait par dessus un pont pendant son service militaire. Heureusement tout n’est pas passé par dessus bord, il reste quelques poésies dont celle-ci… que je trouve tout à fait de saison.
AUX NAVIRES
Navires belliqueux aux carènes pesantes
Qui montez les chevaux de la vague éclatante,
Pour ravir le soleil et forcer l’horizon;
Vous qui gonflez au vent d’orgueilleuses poitrines,
Voiliers ! ô laboureurs de la glèbe marine
Dont vous semez de morts les écumeux sillons,
Comme vous, emporté sur des jours sans rivage,
Du néant à la vie au néant, je voyage,
Répercuté dans l’Être ainsi qu’un chant profond;
Comme vous, ô coureurs des mouvantes campagnes,
Je bondis au-dessus des flots qui m’accompagnent,
Porteur d’un rêve immense aux riches cargaisons.
Et, quand mon fou désir de connaître s’allume,
comme vous, égarés sous des toisons de brume,
Je lance un rouge appel à qui rien ne répond
Dans l’azur que, vaincu, je poignarde de haine
Et je me couche au lit de la détresse humaine,
Comme vous, en sombrant, au lit des goémons.
Léon Deubel







