La belle de Budapest
Une obole visiteur.

Voyageur qui passez votre chemin, à pied avec tous vos durillons ou en roulant carosse, que vous soyez marquis poudré, martien fluet ou bien encore marlou aux gros poings, quittez donc un peu votre stratosphère, et faites l’aumône d’un regard à celle qui, brisée, moulue, défaite, ne garda que sa tête avec de grands yeux perdus sur un mur souillé de Budapest. Elle vous dira, c’est sûr, sa peine, sa peine de n’être plus qu’une verrue sur un corps étranger qu’on a mutilé. Mais elle vous en sera reconnaissante et ses yeux boiront toute la tristesse des vôtres. Vous verrez, c’est exquis.








grand-robert
Belle idée que d’avoir immortalisé cette inconnue perdue.On a tous droit à une cinquième saison.Il suffit de croiser le bon regard au bon moment…
mar 24th, 2008 at 13:11