Impossible de faire mieux que mon premier cliché tout pourri puisque le bestiau de Bonom n’a pas passé l’été.
J’avais émietté des kilos de croissants avec la prodigalité de Saint François, sans voir ni entendre, à mon grand étonnement, le moindre moineau, le moindre zoziau, le plus petit tchip-tchip répondre à mes aumônes. La grippe aviaire était-elle donc entrée dans Paris que tout ce petit monde ait pris la route de l’exode estival pour suivre le principe de précaution aux bains de mer ?
Je me souviens m’être fait la réflexion que l’époque devait profiter aux monte en l’air de toutes sortes. Quand la raison de ce silence pesant me sauta à la figure, le coeur me chavira dans les chaussettes et je compris que du plombier-zingueur au ramoneur en passant par l’escarpe, personne ne prendrait le risque de tomber sur un bec pareil. J’en ai encore la couenne qui tremble. Alors de pauvres zoziaux, vous pensez…
Et puis, vous me connaissez, je ne verse pas facilement dans la pudibonderie, mais il me paraît quand même bien vain de parader avec le sexe en bandoulière pour éloigner les importuns. D’autant plus qu’il est facile d’imaginer le scène si un cousin du ver masqué venait à passer par là. Avant de vous passer le film, tout pareil qu’à la tévé, voici la météo de la semaine dans le sud de la Réunion. C’est pas jojo, jojo !
dans mes grandes zoreilles : Mr. Bungle – Ars Moriendi

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